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- Vendredi 18 août 2017 - 16:34 -

 

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Malacologistes célèbres



CONCHYLIOLOGIE & MALACOLOGIE



La science des Mollusques porte deux noms, conchyliologie et malacologie, qui signifient à peu près la même chose; mais, depuis quelque temps, on a tendance à employer conchyliologie pour l’étude des coquillages, surtout par des amateurs, et malacologie pour la science des Mollusques, de leurs coquilles et de leur biolo­gie. Les deux mots sont en usage depuis plus de deux cents ans.

Les premiers malacologistes étaient en général des médecins qui avaient des connaissances en anatomie et considéraient les coquilles comme les squelettes externes d'animaux vivants. A leurs moments perdus, ces médecins aimaient à collectionner, observer et publier des ouvrages sur leur passe-temps favori qui s'appliquait le plus souvent aux insectes, plantes ou coquil­lages. Le Dr Martin Lister, médecin de la reine Anne d'Angleterre, avait la passion des Mol­lusques. Non content de les collectionner et de les disséquer, il voyageait dans toute l’Europe pour examiner et, dans certains cas, emprunter des exemplaires intéressants. Il publia en 1678 et en 1685 deux livres sur les coquillages des Îles Britanniques. Son principal ouvrage, His­toria conchyliorum, comportant un millier de planches représentant des coquillages du monde entier, fut pendant des années la source d’illus­trations digne de foi pour de nombreuses espè­ces. C'est du reste le premier essai scientifique de classement systématique des Mollusques par familles. Vers la même époque, les malacolo­gistes français d'Argenville (ci-contre, 1ère page de son ouvrage La Conchyliologie) et Michel Adanson et l’italien Poli s'intéressaient aussi aux Mollus­ques en tant qu'êtres vivants.
Un des malacologistes les plus actifs et les plus compétents de la fin du XVIIIe siècle était un clergyman danois, Johann Chemnitz, qui écrivit huit gros volumes sur les coquillages du monde entier. Ses belles planches en couleur, ses descriptions détaillées et pré­cises, mentionnant la provenance quand il la connaissait, sa classification, furent un exemple stimulant pour d'autres spécialistes. Il fut suivi par un excellent auteur, Jean G. Bru­guière, un Français qui avait un sens remarquable de la détermination des espèces et don­nait avec précision les lieux d'origine d'après les notes prises au cours de ses voyages dans les mers du Sud.
Mais la malacologie n'entra dans l'âge adulte qu'après la publication, en 1758, par le bota­niste suédois Linné de son système de nomen­clature binominal. Après l'adoption de celui-ci, la malacologie moderne prit son essor grâce aux éminents naturalistes français Georges Cuvier (1769-1832), H.M. de Blainville (1777­1850), qui popularisa le mot de malacologie, Lamarck (1744-1829) et son disciple G.B. Deshayes (1796-1875). Ce sont encore des Français qui continuèrent jusqu'à la guerre de 1914-1918 à faire progresser la science des coquillages: Paul Fischer (1835-1893), J.Ch. Crosse (1826-1898) et l'anatomiste-biologiste Paul Pelseneer (1863-1928).
A la même époque, en Angleterre, la science était freinée par l’influence des collectionneurs de salon, des trafiquants ou des spécialistes trop férus de nouveauté comme G.B. Sowerby II et G.B. Sowerby III, Lovell Reeve et James Cosmo Melville. Le premier et le dernier des vrais malacologistes du British Museum fut Edgar Albert Smith (1847-1916), un savant qui accomplit des travaux de recherche remarquables tout en gérant l’immense mais chaotique collection du Museum.
En Amérique, August A. Gould (1805-1866) et W.G. Binney (1833-1909) à Boston et George W. Tryon (1838-1888) à Phidalelphie, furent les gardiens de la tradition. Dans la période suivante, deux noms dominent la malacologie : William Healy Dall (1845-1927), zoologiste et paléontologue aux vues larges, qui travaillait pour le U.S. Geological Survey, et Henry August Pilsbry (1862-1957) (ci-contre) qui, pendant soixan­te-quinze ans, communiqua les résultats de ses recherches importantes à l'Academy of Natural Sciences de Philadelphie. Il donna la description de plus de 3 000 genres et espèces et rédigea pendant un certain temps le Nautilus, la plus ancienne des revues scientifiques améri­caines consacrées aux Mollusques.

Textes tirés d’après :
«Kingdom of the seashell par R. Tucker Abbott.
«coquillages de Polynésie» par B. Salvat et C. Rives.


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