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- Mardi 24 octobre 2017 - 06:05 -

 

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Des projets de Lapérouse aux récoltes de Dumont d’Urville



CONCHYLIOLOGIE & MALACOLOGIE



Lapérouse aux récoltes de Dumont d’Urville

Parti de France en 1785, on sait que La Pérouse visite l’île de Pâques en avril 1786 mais décide de ne pas aller sur Tahiti, comme il l'avait prévu en traçant sa route vers les Îles Hawaii, Son expédition, la plus importante qui ait été montée jusqu'alors du point de vue scientifique, n'a pas visité les archipels de Polynésie française et a trouvé une fin tragique en 1788 dans l’île de Vanikoro. Toutes les collections y furent perdues mais, par le journal relatant la première partie du voyage et qui avait été transmis en France, La Pérouse a grandement contribué à la connaissance cartographique et géographique du Pacifique. Les naturalistes n'eurent guère plus de chance avec l'expédition suivante commandée par d’ Entrecastaux dont les frégates, « la Recherche » et « l'Espérance », parties sur les traces de La Pérouse, furent bloquées en 1793 dans l’île de Java en raison de la Révolution française; cette expédition n'était pas, elle non plus, venue près des îles de la Société. Il en est de même du « Géographe » et du « Naturaliste », commandés par Baudin et qui, au tout début du XIXe siècle, firent considérablement progresser notre connaissance de l'Australie et de l'océan Indien dans le domaine des sciences naturelles ; plus de cent mille échantillons furent ramenés en France, ensemble qui constitue une des acquisitions historiques les plus importantes du Muséum de Paris, Il faut attendre 1823 pour qu'arrive dans les îles de la Société « La Coquille », commandée par Duperrey. Les naturalistes Lesson et Carnot sont à bord, et les résultats scientifiques de cette expédition de circumnavigation donnent lieu à la publica­tion de onze volumes dont quatre de planches. Tahiti et Bora-Bora sont visitées. Lesson publie en 1832 « l'Histoire naturelle des Mollusques, Annélides et Vers recueillis au cours du voyage ». Dans cet ouvrage sont citées et décrites plusieurs espèces des îles de la Société, particulièrement des Mollusques terrestres et fluviatiles, dont quelques-unes sont nouvelles pour la science comme Neritina tahitensis (Lesson, 1832), que l'auteur décrit sous le nom de Nerita O-taitensis. Il semble que la totalité de la collection Lesson ait été déposée au Muséum national d'histoire naturelle de Paris où elle s'y trouve encore, intégrée à la collection généraie. Mais laissons la parole au commandant Duperrey à propos des coquillages de Tahiti (extrait du « Voyage autour du monde exécuté par ordre du roi sur la corvette de sa majesté, « La Coquille », pendant les années 1822-1823-1824 et 1825 », Paris, 1825-1830) : « La plupart des Mollusques mentionnés, se trouvent à peu près vivre indifféremment sous toute la zone équatoriale, aussi bien dans I’Atlantique que dans le Pacifique. De toutes les coquilles, la plus commune est sans contredit le poréo, ou la porcelaine grise (Cypraea tigris), Mais on peut encore s'y procurer un grand nombre d'autres espèces: la porcelaine géographique; le poupoutaratara (chicorée rameuse) ; le ptérocère scorpion; le pououpouou (casque), le triton trompette; coquille qui mérite d'autant mieux son nom qu'elle sert chez tous les insulaires de la mer du Sud de signal pour courir aux armes ou cérémonies religieuses; les volutes, les mitres, les harpes, le poupou (vis tigre) ; les rouleaux, les cônes, les rhombes, nommés roupouari, les cylindres, les trochus, les tonnes, le cadran, le bronte cuiller, etc… voilà pour les univalves. Parmi les testacés bivalves, l’aronde aux perles (mytilus margaritiferus) que les habitants nomment tirana; cette coquille n'est pas très commune sur les côtes d'Otaiti, mais elle forme des bancs épais au milieu des îles basses de l’archipel Dangereux. Le tridacne, nommé paoua, est communément en chassé dans les récifs de coraux. En plus, quelques moules, la pinna marino, plusieurs vénéricardes et corbules. » Dumont d'Urville était second à bord de « la Coquille » lorsqu'il visita Tahiti en 1823, Il devint commandant de ce même bateau, rebaptisé « l'Astrolabe », dans son voyage autour du monde de 1826 à 1829 mais ne visita pas les archipels de Polynésie française. En revanche, au cours de son second voyage (1837-1840) et toujours au commandement de « l'Astrolabe », accompagné de « la Zelée », il relâche en 1838 aux Gambier, à Nuku Hiva aux Marquises, aux Tuamotu et aux Îles de la Société. Quelque 600 lots de Mollusques ont été ramenés de cette expédition, et donnés au Muséum de Paris (ci-contre planche réalisée par Quoy et Gaimard au retour de l’expédition de l’Astrolabe). Les deux naturalistes de l'expédition qui se consacrèrent aux récoltes conchyliologiques, Hombron et Jacquinot publièrent et figurèrent en 1854 plusieurs espèces nouvelles (Nassa quoyi Hombron et Jacquinot fut décrite de Mangareva). Le voyage de « la Vénus » (1836-1839) commandée par Abel du Petit-Thouars a récolté des échantillons faunistiques dans les trois océans au cours de son périple autour du monde, « La Vénus » relâche à Tahiti en 1838 - une convention fut signée entre la reine Pomare IV et le capitaine de vaisseau du Petit-Thouars - après être passée par les Marquises. Des récoltes de mollusques furent confiées au Muséum d'histoire naturelle de Paris au retour de l'expédition en 1839, mais très peu provenaient de Polynésie française. Ces matériaux devaient être étudiés en 1846 par Valenciennes (voyage autour du monde sur la frégate « la Vénus » pendant les années 1836-1839. Atlas de zoologie, Mollusques) qui publia de remarquables planches avec noms des espèces mais jamais les descriptions ne furent données. Ces espèces sont cependant considérées comme valables et les échantillons types se trouvent encore dans les collections du Muséum de Paris. Par ailleurs, certaines espèces avaient été étudiées dès leur entrée au Muséum telles que Drupa iodostoma des Marquises qui fut décrite par Lesson en 1840. A notre connaissance, « l'Artémise », commandée par Laplace, qui mouilla à Tahiti un an après « la Vénus » ne ramena aucune collection de Mollusques. En revanche, l'expédition du Sulphur relâcha en Polynésie française au cours du premier semestre 1840 et les récoltes donnèrent lieu à la description de plusieurs espèces nouvelles, des Marquises notamment. C'est ainsi que Hinds décrivit, en 1843 et 1844, entre autres espèces: Cyrtulus serotinus, Conus marchionatus, Terebra nitida, Nassa candens et Pecten coruscans ; les deux premières sont d'ailleurs des espèces endémiques des Marquises. D'autres expéditions sont également passées par des archipels de Polynésie française et non des moindres du point de vue scientifique si l'on songe à celles qui amenèrent les géographes et géologues à s'illustrer dans leurs théories sur les récifs coralliens. Commandé par Fitz Roy, « le Beagle » (1831-1836) amena le jeune Darwin, qui mit à profit ses observations sur la faune et la flore de nombreux systèmes insulaires, dont les Galapagos, pour concevoir sa théorie sur l'origine et l'évolution des espèces, guidée par la sélection naturelle. L’United States Exploring expédition de Wilkes (1840-1841 ), visita plusieurs atolls et îles hautes de Polynésie française avec, à son bord, le géologue Dana. La fameuse expédition anglaise du « Challenger » (1873-1876) qui ramena plus de 10000 espèces nouvelles du domaine océanique et des données d'une portée considérable sur le fond des océans et sa faune, relâcha également à Tahiti. Les expéditions américaines de « l’Albatros » dirigées par Agassiz passèrent aussi par la Polynésie en 1891 et en 1904-1905; les récoltes malacologiques effectuées aux Gambier furent publiées par Dall (1908).

Pendant cette période, les Anglais patronnè­rent plusieurs petites expéditions comme le voyage du Blossom commandé par le captain F.W. Beechey de 1825 à 1828, celui du Sulphur avec le captain Edward Belcher entre 1836 et 1842 et celui du Samarang de 1843 à 1846. Ce dernier voyage permit de rapporter un extra­ordinaire trésor de coquillages qui fut décrit par le chirurgien du bord, Arthur Adams. Enfin, en 1837, les Américains frétèrent leur United States Exploring Expedition vers le Pacifique. Cette expédition, dont le commandant n'était pas un expert en biologie, connut de piètres résultats, et le peu de Mollusques qu'elle rapporta ne fut répertorié que dix ans plus tard dans le rapport publié par A. A. Gould.
L'avènement des navires à vapeur et le recours à des câbles d'acier pour draguer les fonds permirent l'exploration des eaux plus profondes. 1860 vit le début des voyages financés par divers gouvernements. Les navires britan­niques Lightning et Porcupine draguèrent des fonds de 1 200 à 3 600 m. Sir Wyville Thomson, à bord du Challenger, dirigea l’une des plus grandes expéditions océanographiques: de 1872 à 1876, il parcourut 69000 miles, recueillant le nombre stupéfiant de 1 900 espèces, dont certaines venaient de fonds de plus de 5 000 m. D'autres voyages d'exploration des grands fonds suivirent, effectués par le navire américain Blake (1877-1880), le steamer de l'U.S. Fish Commission Albatross (1887-1906), le navire allemand Valdiva (1898-1899), Princesse Alice du prince Albert de Monaco, le Francais et le Pourquoi-Pas? du commandant Charcot (de 1903 à 1936); enfin, plus récemment, le Danois Galathea (1950-1952) et le Soviétique Vitjaz (1960).
Il est impossible de citer tous les voyages de moindre importance entrepris par des amateurs enthousiastes non subventionnés. Il y eut Hugh Cummings et son Discoverer en Polynésie (1827-1830), sir Joseph Verco avec l'Adonis et le vapeur Mermaid dans le sud de l'Australie (1890-1914); John B. Henderson qui fit avec son yacht Eolis sept croisières au large de la Floride, de 1910 à 1915; Alfred J. Ostheimer III avec le Gloria Maris qui, entre 1955 et 1962, doubla la collection de l’Academy of Natural Sciences de Philadelphie; Mrs Mariel King avec son canot à moteur Pele qui, dans les années 1960, a attiré l'attention sur la variété des Mollusques de la faune des îles Hawaï et de l’ouest de l'Australie.
Textes tirés d’après :

«Kingdom of the seashell par R. Tucker Abbott.
«coquillages de Polynésie» par B. Salvat et C. Rives.


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