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La pourpre royale de Tyr



CONCHYLIOLOGIE & MALACOLOGIE



Dans l'Antiquité, la couleur la plus réputée et la plus recherchée était une teinte violacée tirée des coquillages de la famille des Murex. Bien que cette teinture ait sans doute été connue et utilisée dès le Néolithique, le témoignage le plus ancien de son existence se trouve dans l'île de Crète où elle était déjà employée en I 600 av. J .-C. Quiconque a ramassé des Pourpres ou Nucelles vivants a remarqué que leurs mucosités laissent sur les doigts et les sacs de toile des taches rouge foncé. Thaïs haemastoma Ce détail n'avait certainement pas échappé aux hommes primitifs. Une légende veut que la pourpre ait été découverte par un berger grec dont le chien s'était taché le museau en écrasant un coquillage sur le rivage. Les premiers documents authentiques portant sur la préparation de la teinture datent d'Aristote, puis de Pline. Deux sortes de Murex et une espèce de Thais étaient employées par les Crétois puis par les Phéniciens. Ces derniers perfectionnèrent la fabrication de la teinture et gardèrent le monopole pendant plusieurs siècles, de 300 av. J .-C. environ à 150 ap. J .-C. La description de Pline, très précise, correspond à ce que l'on sait aujourd'hui de la physiologie de ces Mollusques et des propriétés de cette teinture organique. Le liquide était tiré d'une poche ramifiée transparente (la glande hypo branchiale du haut du manteau), située derrière la tête de l'animal. Il avait d'abord la couleur et la consistance d'une crème épaisse (c'est un mucus jaunâtre qui, sous l'action directe du soleil, vire graduellement, en l'espace de dix minutes, au vert, au bleu et enfin au rouge violacé). Les petits coquillages étaient écrasés dans des mortiers de pierre, les grands étaient cassés avec une hachette afin d'en extraire d'un seul bloc les parties molles. Murex brandarisOn mettait ces corps gluants à macérer dans l'eau salée pendant trois jours, puis on les faisait bouillir dans des récipients d'étain ou de plomb. Les écheveaux de laine et les fils de coton étaient plongés dans le liquide pendant au moins cinq heures de suite, puis séchés et cardés. Pour obtenir des teintes plus foncées on recommençait l'opération. Les Phéniciens de Tyr et de Sidon (le Liban actuel) employaient deux sortes de teintures différentes l'une tirée du Murex brandaris (Droite épine) l'autre de la Thaïs haemastoma.
Leur laine pourpre était très estimée; pendant le règne de l'empereur Auguste, une livre de laine teinte valait 1 000 deniers, environ 130 euros actuels. La teinture elle-même était très onéreuse : il fallait consacrer de longues heures à la récolte des coquillages, dont chacun d'eux ne donnait que quelques gouttes du précieux liquide. Or, pour 25 kg de laine, il ne fallait pas moins de 150 kg de teinture.

Textes tirés d’après :
«Kingdom of the seashell par R. Tucker Abbott.


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